En déplacement dans le sud du pays, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a effectué une série de visites dans plusieurs établissements et infrastructures sanitaires de Nzérékoré et de Yomou. Cette mission lui a permis de constater l’état des installations, d’échanger avec les responsables locaux et de recueillir les principales préoccupations du personnel de santé.
À Nzérékoré, la ministre s’est notamment rendue dans les installations de la Pharmacie centrale de Guinée, au centre de santé de Boma ainsi qu’au niveau du hub de la chambre froide régionale. Ces différentes étapes ont permis d’évaluer les capacités logistiques et opérationnelles des structures et d’identifier les besoins encore non satisfaits.
La délégation ministérielle a ensuite poursuivi sa mission à Yomou, où elle a visité l’hôpital préfectoral récemment rénové et doté de nouveaux équipements.
Pour Khaité Sall, les efforts consentis ces dernières années dans le domaine des infrastructures doivent désormais être accompagnés par l’achèvement rapide des chantiers encore en cours.
La ministre a ainsi annoncé que son département entend accélérer les démarches nécessaires à la mobilisation des financements destinés à finaliser les infrastructures sanitaires en construction dans la région.
À Yomou, elle s’est également félicitée des investissements réalisés au niveau de l’hôpital préfectoral. Selon elle, la modernisation de cet établissement devrait contribuer à améliorer la qualité de la prise en charge des patients et à réduire les difficultés liées à l’accès aux soins spécialisés.
L’établissement dispose désormais, selon les autorités, de capacités renforcées dans plusieurs domaines, notamment les urgences, la chirurgie, les consultations spécialisées ainsi que la santé maternelle et infantile.
Cependant, la modernisation des bâtiments ne suffit pas à elle seule. Sur le terrain, les responsables sanitaires ont fait état de plusieurs contraintes, parmi lesquelles le déficit en personnel, le besoin de nouveaux équipements et la nécessité de renforcer les compétences des équipes.
En réponse à ces préoccupations, la ministre a annoncé une mesure importante pour renforcer les effectifs du secteur. Elle a indiqué que le président de la République a donné son accord pour le recrutement de 7 000 agents de santé en 2027.
Cette opération devrait concerner différentes catégories de professionnels et viser en priorité une meilleure couverture des besoins sanitaires sur l’ensemble du territoire.
Vers un recrutement territorialisé
La prochaine campagne de recrutement devrait également adopter une nouvelle approche. Le ministère entend privilégier une répartition basée sur les besoins spécifiques de chaque localité.
Concrètement, les candidats seront appelés à postuler directement pour les postes disponibles dans les zones où ils souhaitent exercer. Une personne souhaitant travailler à Yomou devra ainsi candidater pour un poste ouvert dans cette préfecture.
Pour le département de la Santé, cette stratégie devrait permettre de réduire les déséquilibres dans la répartition des agents et de rapprocher davantage les professionnels des populations qui ont besoin de leurs services.
La tournée de Khaité Sall dans la région forestière intervient ainsi dans un contexte marqué à la fois par la modernisation progressive des infrastructures sanitaires et par la recherche de solutions aux difficultés persistantes en matière de ressources humaines et d’équipements.


















