« Aucun ministre de mon gouvernement ne quittera le pays, sauf pour une mission essentielle. » Cette déclaration a été faite le 3 avril par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. Il a ainsi décidé de suspendre tous les déplacements jugés secondaires à l’étranger, dans le but de réduire les dépenses publiques.
Cette mesure s’explique notamment par le niveau élevé de la dette du pays, estimée à 132 % du PIB, ainsi que par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient. À Dakar, cette annonce suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique.
Le Premier ministre a lui-même donné l’exemple en annulant trois déplacements prévus ce mois-ci : deux visites officielles au Niger et en Espagne, ainsi qu’un voyage en France où il devait participer à un meeting politique de son parti, le Pastef.
Cette décision s’inscrit dans une volonté de rationaliser les missions à l’étranger et, plus largement, de réduire le train de vie de l’État, dans le cadre des mesures d’austérité engagées pour assainir les finances publiques.


















