Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Siguiri a marqué un tournant dans la lutte contre l’insécurité routière en condamnant, mercredi 5 août 2026, six jeunes poursuivis pour mise en danger d’autrui. Les prévenus ont été reconnus coupables d’avoir effectué des cascades et des manœuvres périlleuses à moto en pleine circulation, exposant de nombreux usagers à des risques d’accident. Selon les informations rapportées par Actuguinee.org, ces jeunes avaient pris l’habitude de circuler à grande vitesse en multipliant les acrobaties et les dépassements dangereux entre les véhicules. Un comportement qui menace aussi bien leur propre vie que celle des automobilistes, motocyclistes et piétons.À l’issue de la procédure, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Certains des mis en cause avaient été placés en détention à la maison d’arrêt de Siguiri avant leur comparution. D’après des sources judiciaires, la qualification retenue repose sur le caractère manifeste et répété de ces actes, considérés comme une mise en danger de la vie d’autrui.Cette décision de justice est largement saluée par une partie de la population, qui y voit un avertissement ferme contre les comportements irresponsables sur les routes.
Plusieurs observateurs estiment que ce jugement traduit la volonté des autorités judiciaires de faire respecter les règles de circulation et de protéger davantage les citoyens.Le travail des forces de sécurité et du parquet de Siguiri a également été salué. Leur intervention a permis l’interpellation des jeunes concernés et leur présentation devant la justice, aboutissant à cette condamnation jugée exemplaire. Toutefois, de nombreux acteurs rappellent que la répression ne saurait être la seule réponse. Ils plaident pour un renforcement des campagnes de sensibilisation, une meilleure éducation à la sécurité routière, un contrôle plus rigoureux des deux-roues ainsi que des programmes d’insertion destinés aux jeunes en situation de vulnérabilité. Ils soulignent également que les auteurs de ces pratiques disposent rarement des moyens nécessaires pour faire face aux conséquences médicales d’un accident, ce qui complique davantage la prise en charge des victimes.
Pour plusieurs spécialistes du droit, cette décision du TPI de Siguiri pourrait inspirer d’autres juridictions à travers la Guinée afin de lutter plus efficacement contre les comportements dangereux sur les routes.Reste désormais à voir si cette condamnation sera suivie de mesures complémentaires, notamment des campagnes de prévention, un renforcement des contrôles routiers et des initiatives en faveur de la jeunesse.


















