Le journaliste guinéen Amy Badara Akila a vivement réagi à la sortie de Rémy Golo Ngono au sujet d’Antonio Souaré. Dans une publication sur sa page Facebook, il critique le ton et l’approche du chroniqueur de RFI, estimant que les commentaires formulés à l’encontre de l’homme d’affaires guinéen semblent prendre le dessus sur la rigueur journalistique.
Intitulant sa réaction « Rémy Golo Ngono : le micro en bandoulière, le jugement en roue libre ! », Amy Badara Akila remet en question la démarche du chroniqueur et s’interroge sur la frontière entre l’analyse journalistique et les jugements personnels.
« À écouter Rémy Golo Ngono dans sa sortie sur Antonio Souaré, on se demande si certains journalistes font de l’analyse ou s’ils distribuent simplement des verdicts au gré de leurs humeurs. Une intervention qui laisse un goût amer, tant le commentaire semble prendre le dessus sur la rigueur », écrit-il.
Le journaliste précise toutefois que sa prise de position ne traduit aucune attente particulière à l’égard d’Antonio Souaré. Il dénonce néanmoins ce qu’il considère comme une démarche visant à fragiliser un compatriote à travers des informations communiquées à des journalistes étrangers.
« Je ne cherche rien derrière Antonio Souaré et je n’attends rien de lui. Mais quand des Guinéens fournissent des informations à des journalistes étrangers dans le but de fragiliser un compatriote, la question mérite d’être posée : servent-ils la vérité ou leurs propres intérêts ? », s’interroge-t-il.
Amy Badara Akila reconnaît par ailleurs que le parcours, les décisions et la candidature d’Antonio Souaré peuvent faire l’objet de critiques. Il estime cependant qu’il convient de distinguer la critique constructive de ce qu’il qualifie de « procès médiatique ».
Dans sa publication, le journaliste appelle ainsi à davantage de rigueur et de responsabilité dans le traitement des sujets concernant les personnalités guinéennes. Pour lui, les professionnels des médias doivent privilégier les faits et les preuves plutôt que les attaques personnelles.
« La Guinée n’a pas besoin de chroniqueurs fanfarons, mais de journalistes capables de distinguer les faits des règlements de comptes. Quant à ceux qui prétendent tout savoir sur les hommes de ce pays, qu’ils apportent des preuves plutôt que de faire du bruit », affirme-t-il.
Poursuivant sa critique, Amy Badara Akila rappelle que le journalisme ne devrait pas servir à ternir les réputations, mais plutôt à informer le public sur la base d’éléments vérifiables.
« Le journalisme n’est ni un commerce de réputations ni une entreprise de démolition. Quand le micro devient plus grand que l’argument, c’est la crédibilité qui en paie le prix », conclut-il.
Cette sortie d’Amy Badara Akila intervient dans un contexte de réactions autour des propos de Rémy Golo Ngono sur Antonio Souaré. Les arguments avancés par le journaliste guinéen restent toutefois ceux exprimés dans sa publication sur Facebook.


















