Les huit personnes interpellées samedi 25 avril appartiennent au Groupe de concertation des acteurs politiques (Gcap), une coalition de formations politiques d’opposition et de représentants de la société civile. Le Gcap a été dissous la veille, vendredi 24 avril, par un arrêté de la Cour suprême. Les activités du collectif ont été déclarées illégales sur l’ensemble du territoire tchadien, alors que celui-ci appelait à une « marche de protestation et d’indignation ».
La première arrestation a eu lieu tôt dans la matinée. Le professeur Avocksouma Djona Atchénémou, président du parti Les Démocrates, a été appréhendé à son domicile avec son épouse. Alertés, d’autres présidents du Gcap se sont alors réunis en urgence au siège du Parti africain pour la paix et la justice sociale (PAP/JS). C’est là que sept d’entre eux ont été interpellés à leur tour par les forces de sécurité, qui ont saccagé au passage les locaux du PAP/JS, brisant des vitres et emportant les voitures garées sur place, selon Hissen Abdoulaye, le porte-parole de la coalition.
RFI


















