Dans une publication faite sur sa page Facebook, l’ancienne cheffe de cabinet du ministère de l’enseignement technique et défenseure des droits de femmes se prononce sur la vie de famille. Elle interpelle notemment les mères de famille qui croisent les bras sans rien faire et qui dans cette posture cherche à renier les membres de la famille de leurs maris.
Extrait de son post:
» Il faut qu’on soit juste et raisonnable.Toi, tu ne travailles pas, tu ne contribues pas financièrement au foyer, tu es à la maison, tu as une voiture, ton mari prend soin de toi : en réalité, tu es plutôt privilégiée. Ta famille peut entrer, sortir, séjourner chez toi comme elle veut. Tes nièces, tes neveux, tes frères, tes sœurs… La maison est devenue presque une annexe de ta famille, et tu trouves cela parfaitement normal.Mais dès qu’un parent de ton mari annonce sa venue, ton visage change. Tu tires la bouche. Tu commences à préparer les esprits des enfants : « Celle-là est méchante », « celle-ci est une sorcière », « elle vient pour nous créer des problèmes »… et tu formate des enfants à détester leur famille paternelle. À force de parler ainsi, tu finis par empoisonner l’accueil avant même que la personne ait franchi le seuil de la maison. Elle arrive avec l’envie de voir son frère, son fils ou son parent, mais elle se retrouve dans une maison où elle sent qu’elle n’est pas désirée.Et toi, tu crois que Dieu ne voit pas la différence ?Tu veux que ton mari considère ta famille comme la sienne, mais tu refuses de considérer la sienne comme faisant partie de sa vie. Tu veux qu’il ouvre grand la porte à tes proches, mais tu voudrais fermer la porte aux siens.Ce n’est pas de la justice. C’est du deux poids, deux mesures.Wallahi, continue ainsi si tu veux. Mais il faut savoir qu’un homme peut supporter beaucoup de choses, jusqu’au jour où il se fatigue de devoir choisir entre sa femme et sa famille.Et si un jour il décide de prendre une autre femme, de la loger ailleurs et qu’elle accueille ses parents avec respect, sans grimaces, sans accusations et sans créer de conflits, tu comprendras peut-être trop tard la valeur de ce que tu refusais de donner.Et le plus douloureux ne sera peut-être même pas de voir une autre femme prendre ta place.Le plus douloureux sera de constater que les gens que tu as éloignés ne seront plus là pour toi.Parce que celui qui ferme sa porte aux autres ne doit pas s’étonner de trouver sa propre porte fermée lorsqu’il aura besoin d’entrer.Le mariage, ce n’est pas un déménagement familial. »
Fatou Baldé yansane


















