Au marché Madina, l’un des principaux pôles commerciaux de la capitale guinéenne, l’inquiétude gagne de plus en plus les commerçantes. Certaines affirment être régulièrement victimes de vols de marchandises, entraînant d’importantes pertes financières et un sentiment croissant d’insécurité.

Pour ces femmes, les sommes investies dans leurs activités représentent souvent plusieurs millions de francs guinéens. Chaque journée de travail est ainsi devenue une source d’inquiétude, entre la nécessité de vendre et la peur de voir disparaître une partie de leurs marchandises. Des vols aux méthodes bien rodées. Selon plusieurs commerçantes, les présumées voleuses utiliseraient une technique difficile à détecter. Elles se présentent dans les boutiques et étals en étant soigneusement habillées, parfois même élégantes, afin de ne pas éveiller les soupçons. Profitant des moments d’inattention ou de l’affluence dans les espaces commerciaux, elles parviendraient à emporter discrètement certaines marchandises. Une situation qui, selon les témoignages recueillis, se répétait dans plusieurs secteurs du marché. Des commerçantes qui se sentent abandonnées. Au-delà des pertes financières, c’est surtout l’absence de solutions durables qui préoccupe ces vendeuses. Elles disent devoir compter principalement sur leur propre vigilance pour protéger leurs activités.
Du centre Kabala à Yansanéya, le constat serait similaire chez de nombreuses commerçantes. Face à la persistance du phénomène, elles demandent davantage de présence et de vigilance de la part des services compétents.
Un appel aux autorités. Ces femmes lancent désormais un appel aux autorités afin que des mesures concrètes soient prises pour renforcer la sécurité au marché Madina. Elles souhaitent notamment que les cas de vols fassent l’objet d’une attention particulière et que des dispositifs permettant de mieux protéger les commerçants soient mis en place. Pour ces commerçantes, la sécurisation du marché est devenue une urgence. Elles espèrent que leur cri de cœur sera entendu et que des actions permettront de mettre fin à ce phénomène qui, selon elles, menace directement leurs moyens de subsistance.


















