Alors que le maire de Ratoma est attendu à la barre le 15 septembre prochain, à la suite d’une plainte déposée par les responsables d’Électricité de Guinée (EDG), les forces vives de la commune ont engagé une médiation pour tenter de rapprocher les deux parties.
Le différend qui oppose l’exécutif communal à la société chargée de la distribution de l’électricité porte notamment sur le paiement de factures d’électricité. Face à cette situation, des représentants de la jeunesse de plusieurs quartiers, des sages et d’autres acteurs de la commune se sont réunis ce mercredi à la Maison des jeunes de Ratoma pour appeler à l’apaisement.
À l’initiative des jeunes de Ratoma, cette rencontre vise à éviter une escalade du conflit et à privilégier le dialogue entre la mairie et EDG. Pour les initiateurs, les deux entités doivent parvenir à un accord dans l’intérêt des populations et donner l’exemple d’une collaboration basée sur le dialogue et la compréhension.
« La mairie et EDG doivent privilégier le dialogue », ont notamment plaidé les jeunes, qui estiment que le différend ne devrait pas compromettre la paix et la cohésion sociale dans la commune.
Cette démarche bénéficie également du soutien de la députée Saran Traoré. Pour l’élue, Ratoma constitue aujourd’hui un modèle de paix et de cohésion qu’il convient de préserver. Elle encourage ainsi les deux parties à privilégier la concertation afin de trouver une issue favorable à leur différend.
Cependant, les responsables d’Électricité de Guinée n’ont pas pris part à cette rencontre. Une absence regrettée par les sages et les autres forces vives présents à la Maison des jeunes.
Malgré ce rendez-vous manqué, les initiateurs de la médiation ne comptent pas baisser les bras. Ils annoncent la poursuite des démarches pour convaincre les responsables d’EDG de revenir à la table des discussions.
L’objectif affiché est de parvenir à un règlement à l’amiable et d’éviter que le différend entre la mairie de Ratoma et EDG ne se poursuive devant les juridictions.


















