À l’approche du recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) appelle l’État à accorder la priorité aux enseignants contractuels communaux déjà en fonction et remplissant les critères prévus par le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et les organisations syndicales.
Parmi les principaux concernés figurent les enseignants contractuels communaux ayant obtenu la moyenne à l’évaluation, effectué la biométrie et participé à l’opération d’identification. Pour le SLECG, ces enseignants doivent bénéficier d’une priorité dans le cadre du recrutement au compte du secteur de l’Éducation.
Selon le point 7 du protocole d’accord, en cas d’engagement à la Fonction publique au compte de l’Éducation, les enseignants contractuels communaux remplissant ces critères doivent être considérés comme prioritaires.
« Pour nous, c’est simplement une question de respect du protocole d’accord. Le point 7 est clair : en cas d’engagement à la Fonction publique au compte de l’Éducation, les enseignants contractuels communaux ayant obtenu la moyenne, effectué la biométrie et l’identification seront prioritaires », a déclaré Aboubacar Bangoura, dit « Romeo », chargé de la porte-parole du SLECG.
Les contractuels de Conakry également concernés
Le responsable syndical évoque également la situation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry. Selon lui, le protocole d’accord prévoit également leur priorité en cas de recrutement et d’engagement à la Fonction publique.
Pour le bureau exécutif national du SLECG, le respect de ces engagements constitue une nécessité afin de garantir la prise en compte des enseignants contractuels qui ont déjà exercé sur le terrain et satisfait aux différentes étapes d’évaluation, de biométrie et d’identification.
Cette position du syndicat intervient alors que les autorités prévoient le recrutement de 8 000 enseignants. Le SLECG souhaite ainsi que cette opération ne se fasse pas au détriment des contractuels déjà en activité et remplissant les conditions fixées dans l’accord.
« L’enseignement est un métier noble »
Au-delà de la question du recrutement, Aboubacar Bangoura a également appelé les jeunes à considérer l’enseignement comme une profession noble et essentielle au développement du pays.
Réagissant aux préjugés qui associent parfois le métier d’enseignant à la précarité, le responsable syndical estime qu’il est temps de changer cette perception.

« Il faut avoir le courage de se le dire : malheureusement, certaines personnes confondent encore l’enseignant avec la misère. Elles pensent que l’enseignant n’est pas encadré par le statut général des agents de l’État et considèrent qu’il n’est pas un fonctionnaire. C’est une erreur », a-t-il affirmé.
Selon lui, l’enseignement est un « métier noble et humble », compte tenu de son rôle dans la formation des générations futures et dans le développement de la société.
Aboubacar Bangoura insiste également sur la dimension éthique de la profession. « Tout ce que nous consommons et tout ce que nous faisons consommer à nos différentes familles respectives est le fruit de notre travail. Comme on le dit en Islam, c’est du halal », a-t-il déclaré.
À travers cet appel, le SLECG demande donc à l’État de respecter les engagements pris dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026 et de privilégier, dans le cadre du recrutement des 8 000 enseignants, les contractuels communaux ayant déjà satisfait aux critères requis.


















