Le Bloc Libéral (BL) a réagi à la grâce présidentielle accordée, le 2 octobre 2026, par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, à 217 condamnés. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, le parti fondé par Dr Faya Millimono et dirigé en ce moment par Oumar Sanoh dit prendre acte de cette décision, parmi les bénéficiaires de laquelle figure Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL).
Pour le Bloc Libéral, cette mesure constitue un « acte d’apaisement » qui mérite d’être relevé dans le contexte politique et social actuel en Guinée. Le parti salue la libération de l’ensemble des bénéficiaires et adresse une pensée particulière à leurs familles, qui retrouvent leurs proches après des périodes de détention parfois longues.
Le BL plaide pour un apaisement plus global
Tout en saluant la décision présidentielle, le Bloc Libéral estime que l’apaisement national ne devrait pas se limiter à des mesures individuelles. Selon la formation politique, il doit également reposer sur le respect de l’État de droit, l’indépendance de la justice, la protection des libertés publiques et la poursuite du dialogue politique.
Dans cette perspective, le BL invite les autorités à poursuivre cette dynamique en examinant la situation des personnes encore détenues ou privées de liberté dans des contextes à caractère politique. Le parti évoque également le cas des personnes portées disparues, dont les familles, souligne-t-il, restent en attente de vérité et de justice.
L’indépendance de la justice au cœur des préoccupations
Le Bloc Libéral rappelle par ailleurs que la grâce présidentielle intervient juridiquement sur l’exécution d’une peine et ne remplace pas le fonctionnement normal de la justice.
Pour le parti, la consolidation de la paix civile passe donc par des institutions judiciaires capables d’exercer leurs missions de manière impartiale, dans le respect des droits de la défense et des engagements juridiques de la République de Guinée.
Vers une nouvelle étape du dialogue politique ?
Le BL considère également que la mesure présidentielle pourrait ouvrir une nouvelle étape dans la décrispation de la vie publique guinéenne. Le parti souhaite que celle-ci soit accompagnée d’un dialogue politique « sincère, inclusif et responsable », afin que les différends soient traités par les voies institutionnelles plutôt que par la confrontation.
Le Bloc Libéral réaffirme ainsi sa disponibilité à participer à toute initiative républicaine susceptible de contribuer à la paix, à la réconciliation nationale, à la protection des libertés publiques et au renforcement de l’État de droit.
Dans sa déclaration, le parti appelle enfin à davantage de confiance entre les institutions, les acteurs politiques et les citoyens. Pour le BL, l’apaisement véritable ne doit pas seulement consister à « tourner la page », mais à créer les conditions permettant d’éviter que les mêmes crises ne se reproduisent.
Le Bloc Libéral souhaite ainsi que la grâce présidentielle du 2 octobre 2026 puisse être le point de départ d’une dynamique plus large en faveur de la réconciliation, de la justice et de la consolidation de la paix civile en Guinée.


















