La décision d’interdire la vente de carburant au marché noir suscite de vives réactions. Si la mesure est présentée comme un moyen de lutter contre la commercialisation clandestine des produits pétroliers et de renforcer le contrôle du secteur, elle n’est pas sans conséquences pour les conducteurs de moto, désormais contraints de s’approvisionner dans les stations-service. Depuis l’entrée en vigueur de cette interdiction, les files d’attente s’allongent devant les stations-service. Pour les conducteurs de moto, dont l’activité dépend directement de la disponibilité du carburant, cette situation constitue une nouvelle difficulté au quotidien.De longues files devant les stationsDans plusieurs points de vente, les motocyclistes doivent patienter de longues minutes, voire davantage, avant de pouvoir faire le plein. Une attente qui représente pour eux une perte de temps et, par conséquent, une baisse de leurs revenus.
« Avant, nous pouvions acheter rapidement quelques litres auprès des vendeurs installés à proximité. Aujourd’hui, nous sommes obligés de faire la queue à la station. Pendant ce temps, nous ne travaillons pas », déplorent certains conducteurs.
Pour ces professionnels, l’enjeu dépasse donc la simple question de l’approvisionnement. Chaque heure passée dans une file d’attente est une période durant laquelle ils ne peuvent pas transporter des clients ou effectuer leurs courses.
Les vendeurs dénoncent la perte de leur activitéDu côté des vendeurs de carburant au marché noir, la décision est également mal accueillie. Ces derniers dénoncent la fermeture brutale de ce qu’ils considèrent comme leur principale source de revenus. Pour certains, cette activité permettait de subvenir aux besoins de leurs familles. Ils estiment que l’interdiction les prive de leur gagne-pain sans qu’une alternative économique ne leur soit proposée.
« C’est notre activité. Nous vivons de cela. Si on nous interdit de vendre, comment allons-nous nourrir nos familles ? », s’interrogent des vendeurs, qui souhaitent que les autorités prennent en compte leur situation sociale.
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