L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, samedi 17 octobre, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette décision intervient au lendemain d’un vote indicatif au cours duquel les sept candidats encore en lice ont tous fait l’objet d’au moins un avis défavorable d’un membre permanent du Conseil de sécurité, équivalant à un veto.
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef de l’État sénégalais a expliqué que ce retrait visait à favoriser l’émergence d’un candidat susceptible de recueillir un consensus au sein du Conseil de sécurité.
« Espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité », a-t-il indiqué pour justifier sa décision.
Macky Sall a également souligné que les résultats des différents votes indicatifs semblaient favoriser une candidature issue de l’Amérique latine et des Caraïbes, avec la possibilité qu’une femme accède à la tête de l’organisation internationale.
La veille, les sept candidats encore en compétition avaient tous essuyé au moins une opposition parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Cette situation ouvre la voie à de nouvelles candidatures dans le processus de désignation du prochain secrétaire général de l’ONU.
Initialement portée par le Burundi, la candidature de Macky Sall faisait l’objet de contestations au Sénégal. L’ancien président est notamment critiqué sur la gestion des finances publiques durant son mandat, certains de ses détracteurs l’accusant d’avoir dissimulé une partie de la dette du pays. Sa candidature était également rejetée par des victimes de la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024.
Malgré ces controverses, Macky Sall avait bénéficié, en juillet dernier, du soutien de l’actuel président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Avec ce retrait, l’ancien dirigeant sénégalais met fin à sa tentative d’accéder au poste de secrétaire général des Nations unies, dans un contexte marqué par les négociations diplomatiques et la recherche d’un profil susceptible de rallier les principales puissances représentées au Conseil de sécurité.


















