Le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée a officiellement installé son nouveau Bureau national ce samedi 8 août à Conakry. Cette cérémonie intervient après le congrès organisé le 25 juin dernier, au cours duquel Sékou Jamal Pendessa a été reconduit à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat de cinq ans.
Pour cette nouvelle étape, le secrétaire général du SPPG affiche une volonté de donner une nouvelle impulsion au secteur des médias. Son programme s’articule autour d’une ambition : favoriser l’émergence d’une presse guinéenne davantage professionnelle, indépendante et capable de s’inscrire durablement dans le paysage médiatique.
La cérémonie d’installation a réuni plusieurs acteurs du monde des médias, des représentants diplomatiques, des partenaires ainsi que les responsables régionaux du syndicat. À cette occasion, Sékou Jamal Pendessa a présenté les principales priorités de son équipe.
Parmi les dossiers majeurs figure la défense de la liberté de la presse. Pour le responsable syndical, l’accès à une information libre et indépendante ne concerne pas uniquement les journalistes, mais constitue également un droit essentiel pour les citoyens et un élément indispensable au fonctionnement démocratique.

Dans cette perspective, le SPPG entend poursuivre ses démarches en faveur de la réouverture des médias fermés. Le syndicat souhaite également renouer le dialogue avec les autorités afin de rechercher des solutions aux difficultés qui affectent actuellement le secteur.
Autre préoccupation : le sort de plusieurs journalistes disparus ou dont les familles attendent toujours des réponses. Le syndicat cite notamment Habib Marouane Camara, Sansi Keita ainsi que le père du journaliste Mamoudou Badila Keita. Pour Sékou Jamal Pendessa, ces différentes affaires doivent faire l’objet d’éclaircissements.
Sur le plan social, l’adoption de la Convention collective des médias figure également au rang des priorités. Le SPPG souhaite parvenir à un accord qui permette d’améliorer les conditions de travail des journalistes et autres professionnels des médias, sans fragiliser davantage les entreprises de presse.
Le syndicat entend également accorder une attention particulière à la couverture sanitaire des professionnels du secteur. La mise en place d’un dispositif national d’accès aux soins fait partie des pistes avancées pour permettre aux journalistes de bénéficier d’une meilleure protection sociale.
Durant les cinq prochaines années, le nouveau bureau prévoit par ailleurs de renforcer les programmes de formation destinés aux journalistes et aux techniciens, de développer le journalisme d’investigation et de consolider les relations avec les partenaires internationaux.
La professionnalisation du métier et la responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux figurent également parmi les chantiers annoncés. Le syndicat souhaite ainsi poursuivre ses actions visant à promouvoir de meilleures pratiques au sein de la corporation.
Sékou Jamal Pendessa invite enfin les membres de son équipe à privilégier la proximité avec les professionnels de la base et à travailler dans un esprit d’unité. Pour lui, la réussite de ce nouveau mandat dépendra de la capacité du syndicat à dépasser les divisions et les conflits internes.
Avec cette nouvelle équipe, le SPPG veut donc ouvrir un nouveau chapitre de son histoire, en mettant l’accent sur la défense des droits des professionnels, la liberté de la presse, la formation et l’amélioration des conditions de travail. Une ambition qui vise, à terme, à contribuer à l’édification d’un secteur médiatique guinéen plus solide et plus crédible.


















