À Madina, l’arrivée de la saison des pluies complique davantage le quotidien des commerçantes. Dans plusieurs zones du marché, les eaux de pluie se mélangent aux eaux usées et aux déchets, laissant place à la boue et à des eaux stagnantes autour des étals.
Dans ces conditions, certaines vendeuses sont contraintes d’installer leurs marchandises directement au sol et de poursuivre leurs activités malgré l’insalubrité. Les mauvaises odeurs et le contact permanent avec les eaux sales suscitent également des inquiétudes liées à leur santé.
Une situation que déplore Fatoumata Sylla, commerçante au marché de Madina.

Le problème est particulièrement visible dans certains endroits où les ordures s’entassent à proximité des espaces de vente. Des commerçantes reconnaissent être exposées quotidiennement aux risques liés à cet environnement. Certaines mettent notamment en cause des ressortissants sierra-léonais, qu’elles accusent de contribuer à la dégradation de leur cadre de travail.
Avec les fortes pluies, les difficultés deviennent encore plus importantes. Les vendeuses doivent composer avec la boue, les eaux stagnantes et les odeurs nauséabondes tout au long de leur journée de travail.
Pour améliorer leurs conditions, elles demandent notamment l’aménagement de caniveaux capables de faciliter l’évacuation des eaux. Une revendication portée entre autres par Mabinty Cissé, elle-même commerçante et mère de famille.
En attendant d’éventuels travaux ou une intervention des autorités, les vendeuses de Madina continuent de travailler dans un environnement particulièrement difficile, confrontées quotidiennement à la boue, aux déchets et aux eaux usées.


















