L’atelier sur l’identification des besoins en capital humain dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) s’est achevé à Conakry après deux jours d’échanges entre acteurs du numérique, responsables institutionnels et experts du secteur.
À cette occasion, le directeur général d’Agence nationale des services universels de télécommunications et des technologies (ANSUTEN), Gaoussou Sougoulé, a insisté sur l’urgence de renforcer les compétences nationales dans les domaines technologiques afin de répondre aux besoins croissants du pays.
Dans son intervention, il a souligné que les réflexions menées durant l’atelier convergent vers un même constat : la Guinée fait face à un déficit important de compétences dans plusieurs secteurs clés des technologies, notamment les infrastructures numériques, les applications, la cybersécurité, le cloud et l’intelligence artificielle.

Le directeur général de l’ANSUTEN a également attiré l’attention sur la faible maîtrise de l’anglais technique, qu’il considère comme un frein majeur au développement des compétences numériques.
« Dans le monde technologique d’aujourd’hui, dominé par le monde anglo-saxon, la non-maîtrise de l’anglais technique nous met carrément hors service », a déclaré Gaoussou Sougoulé.
Selon lui, de nombreux apprenants négligent encore l’apprentissage de l’anglais, alors même que la majorité des documentations techniques et ressources spécialisées sont disponibles dans cette langue.
Transmettant les salutations du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, il a affirmé que les conclusions de cet atelier revêtent une importance capitale pour les autorités guinéennes.

Les participants ont notamment relevé plusieurs défis majeurs, parmi lesquels l’inadéquation entre les programmes académiques et les besoins des entreprises, l’accès limité aux certifications internationales ainsi que le manque de formateurs qualifiés dans les technologies de pointe.
Le rapport issu des travaux recommande un renforcement des capacités dans des domaines stratégiques comme la fibre optique, la cybersécurité, la data, le cloud et le management de projets numériques.
Gaoussou Sougoulé a enfin salué l’alignement des recommandations avec le programme « Simandou 2040 », qu’il considère comme un référentiel majeur pour le développement


















