La colère et la frustration montent chez plusieurs responsables de familles du quartier Hamdallaye 1, dans la commune de Gbessia, à Conakry. Ces citoyens dénoncent le cochage de leurs habitations, une opération qui, selon eux, pourrait ouvrir la voie à la démolition de leurs maisons. Pour ces habitants, leurs logements sont situés loin de la décharge de Dar-es-Salam et ne devraient donc pas être concernés par une éventuelle opération de déguerpissement. Face à cette situation, ils interpellent le président de la République afin que leur situation soit examinée. En attendant l’arrivée des machines censées mettre à terre les maisons déjà cochées, certains habitants vivent dans l’inquiétude.

Ce père de famille, avec un air perdu, fait déjà ses bagages et exprime sa colère face au cochage de sa concession. Le même sentiment de frustration et de colère anime un autre habitant, également concerné par une éventuelle démolition de sa maison. Pour lui, la distance entre son habitation et la décharge de Dar-es-Salam constitue un élément important. Il nous invite d’ailleurs à constater cette distance. Face à cette situation, ce père de famille dit ne plus savoir où donner de la tête. Il lance ainsi un message au président de la République, sollicitant son intervention pour éviter la démolition de sa maison. En attendant le début de la démolition annoncée de ces bâtiments, la course contre la montre continue à Hamdallaye 1.
L’inquiétude gagne les familles concernées, dont certaines se retrouvent déjà confrontées à des difficultés de logement. Faute d’abri, certains habitants passent même la nuit à la belle étoile. Entre peur de perdre leur logement et colère face au cochage de leurs maisons, ces familles espèrent toujours une intervention des autorités afin de trouver une issue à cette situation.


















