À quelques jours de la 12ᵉ Assemblée générale de l’Association des médias, la Haute Autorité de la Communication (HAC) renouvelle son appel aux acteurs de la presse. L’institution encourage les journalistes et responsables de médias à faire preuve davantage de professionnalisme dans le traitement de l’information, notamment pour contribuer à la préservation de la paix et de la stabilité dans le pays.
Pour le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, les médias occupent une place stratégique dans la société. Selon lui, la manière dont l’information est produite et diffusée peut soit favoriser l’apaisement, soit alimenter les tensions.
« La presse, quand elle le veut, est un facteur de paix. Quand elle ne le veut pas, elle peut être un facteur de déstabilisation », a-t-il déclaré.
Au-delà de la responsabilité éditoriale des journalistes, la HAC souhaite également poursuivre la mise en ordre du secteur médiatique. Après les opérations menées pour clarifier la situation des professionnels de la presse, l’institution veut désormais porter une attention particulière aux médias eux-mêmes, notamment à leurs conditions de création et de fonctionnement.
Boubacar Yacine Diallo appelle ainsi les professionnels à soutenir cette démarche. Il déplore notamment la multiplication de structures médiatiques qui, selon la HAC, voient le jour sans respecter les exigences légales et réglementaires.
L’institution reconnaît par ailleurs l’intérêt grandissant des jeunes pour les métiers de la communication et l’entrepreneuriat dans ce domaine. Mais elle rappelle que cette dynamique doit s’inscrire dans le respect des textes qui encadrent l’exercice de l’activité médiatique.
Pour la HAC, l’objectif est de favoriser un environnement médiatique mieux organisé, plus crédible et davantage respectueux des règles professionnelles. Une presse appelée à jouer pleinement son rôle dans le renforcement du vivre-ensemble, de la cohésion sociale et de la paix en Guinée.


















