L’ancien directeur général des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara, est attendu de nouveau ce lundi 30 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Lors de la dernière audience, le tribunal avait ordonné des investigations complémentaires, centrées notamment sur l’examen de sa situation financière et de son patrimoine. Dans ce cadre, le gouverneur de la Banque centrale avait été saisi pour mener des vérifications auprès des banques commerciales, afin de recenser les comptes bancaires ouverts à son nom, ainsi qu’à ceux de son épouse et de ses enfants.
Parallèlement, des demandes avaient été adressées aux conservations foncières de Conakry et de Kindia, ainsi qu’aux services du cadastre et des domaines, dans le but d’identifier d’éventuels biens immobiliers liés à l’ancien responsable.
À l’audience, le juge a précisé que certaines informations avaient déjà été transmises par la Banque centrale. Toutefois, plusieurs réponses sont encore attendues, notamment celles provenant de Kindia et des services fonciers de Conakry.
En raison de ces éléments jugés incomplets, l’affaire a été renvoyée au 30 mars 2026. La juridiction n’écarte pas la possibilité d’engager les débats de fond lors de cette audience, avec les plaidoiries de la défense et les réquisitions du parquet, si le dossier est prêt.
Pour rappel, Aboubacar Makhissa Camara est poursuivi pour des faits de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de corruption et de blanchiment de capitaux.


















