Les fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale guinéenne ce vendredi ont une nouvelle fois mis en évidence la vulnérabilité de plusieurs quartiers face aux intempéries. En moins de trois heures de précipitations, de nombreuses zones de Conakry se sont retrouvées sous les eaux, provoquant d’importantes perturbations de la circulation et suscitant de vives inquiétudes parmi les habitants.
Dans plusieurs secteurs de la ville, les routes sont devenues impraticables, entraînant la coupure temporaire de certains axes stratégiques. Les caniveaux, incapables d’absorber le volume d’eau, ont rapidement débordé, tandis que plusieurs véhicules se sont retrouvés partiellement ou totalement submergés.
Face à cette situation, de nombreux citoyens sont restés bloqués pendant plusieurs heures, observant avec inquiétude la montée des eaux. Pour beaucoup, ces inondations répétitives ne sont plus seulement la conséquence des aléas climatiques, mais aussi le reflet de faiblesses persistantes dans la gestion urbaine et les dispositifs de prévention.
C’est dans ce contexte qu’Abdoulaye Savané lance un appel à la prise de conscience : « La pluie n’est pas le problème… le problème, c’est notre organisation, notre impréparation face à la pluie. »
Cette nouvelle inondation apparaît comme un avertissement sérieux. Elle relance le débat sur la nécessité d’améliorer les infrastructures de drainage, d’assurer l’entretien régulier des caniveaux et de renforcer les mesures de prévention afin de limiter les conséquences des fortes pluies.
Une question demeure : sommes-nous condamnés à revivre ces situations chaque année ou pouvons-nous enfin changer les choses ? Pour de nombreux observateurs, les événements de ce vendredi démontrent l’urgence d’agir avant que les prochaines pluies ne provoquent des dégâts encore plus importants.


















