Le gouvernement burkinabè a réaffirmé son interdiction d’exporter les ânes vers les pays voisins afin de lutter contre le trafic illégal de ces animaux. Dans un communiqué daté du 9 mars et rendu public le 10 mars 2026, les autorités ont averti que toute violation de la réglementation sera sanctionnée par les forces de défense et de sécurité.
Le ministre d’État chargé de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a appelé les populations à faire preuve de vigilance face à la recrudescence du trafic d’ânes vers certains pays limitrophes. Il a également annoncé un renforcement des contrôles sur le transport de ces animaux à travers le territoire.
Selon le communiqué, certains pays voisins ont récemment mis en service des abattoirs destinés à l’abattage des ânes, alors même qu’ils ne disposent pas de ressources asines importantes. Une situation qui pourrait encourager l’exportation frauduleuse d’ânes depuis le Burkina Faso et menacer les efforts engagés pour préserver cette espèce dans le pays.
Le ministre rappelle que l’exportation des ânes et de leurs produits est strictement interdite conformément au décret n° 2016-0857 du 7 septembre 2016, qui réglemente l’abattage et l’exportation des asins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
Pour faire respecter cette mesure, les forces de défense et de sécurité ont reçu l’instruction d’interpeller toute personne impliquée dans le transport ou le convoyage de plus de trois ânes sur le territoire national en violation de la réglementation.
Les autorités invitent enfin les populations à collaborer avec les services compétents en signalant tout cas suspect de trafic ou d’exportation illégale d’ânes.
Source : www.libreinfo.net


















