Le dossier des proches d’Élie Kamano prend une dimension internationale. Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a demandé aux autorités guinéennes de faire toute la lumière sur la disparition des enfants et d’un proche de l’artiste et opposant en exil, introuvables depuis novembre 2025.
À l’origine de cette saisine figure le cabinet français Bourdon & Associés, qui a porté l’affaire devant l’ONU le 21 novembre 2025. Selon les experts onusiens, ces disparitions pourraient être liées aux prises de position critiques d’Élie Kamano contre les autorités de transition guinéennes. L’organisation réclame ainsi que les personnes concernées soient localisées, protégées et remises en liberté sans délai.
Face au silence des autorités, les avocats de l’opposant affirment vouloir intensifier la mobilisation internationale. Me Brengarth explique que plusieurs recours restent envisageables, aussi bien devant des juridictions internationales que par d’autres mécanismes de défense des droits humains. Pour la défense, il est hors de question d’abandonner les démarches engagées, malgré les obstacles rencontrés.
L’avocat décrit également un Élie Kamano profondément éprouvé par cette situation. Sans nouvelles de ses enfants depuis plusieurs mois, l’opposant vivrait cette épreuve avec douleur, tout en restant déterminé à obtenir des réponses et justice.
Cette affaire intervient dans un climat de tensions croissantes en Guinée. Selon plusieurs organisations et médias internationaux, les cas de disparitions forcées visant des militants, journalistes et proches d’opposants seraient en augmentation depuis 2024, suscitant de fortes inquiétudes au sein de la communauté internationale.


















